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Ils sont au sommet de leur art. Leur technique est irréprochable. Leur condition physique, optimale. Et pourtant, à Roland-Garros, au quinzième jour d’une tournée mondiale, ou lors d’un concert décisif devant 7000 personnes, ce n’est pas le corps qui lâche en premier. C’est la tête.

Le mythe du champion solitaire

On imagine souvent les grands champions comme des surhommes dotés d’une force mentale innée. La réalité est tout autre. Derrière chaque victoire à Wimbledon, chaque Grand Chelem remporté, se cache une équipe invisible : kinés, nutritionnistes, entraîneurs tactiques… et préparateurs mentaux.

Pourquoi ? Parce qu’une compétition comme Roland-Garros n’est pas un sprint, c’est un marathon psychologique. Quinze jours de concentration maximale. Sept matchs potentiels. Des dizaines d’heures sur le court. Entre 300 et 400 décisions tactiques par match. Et surtout : la gestion de l’incertitude permanente.

Le corps peut tenir. Le mental, lui, s’use.

L’usure invisible des compétitions longues

Prenons un joueur engagé dans un Grand Chelem. Dès le premier tour, son cerveau enclenche un mode « survie d’excellence » épuisant :

Sans accompagnement, c’est comme naviguer en haute mer sans boussole. On avance, certes, mais dans quelle direction ? Avec quelle efficacité énergétique ?

Le préparateur mental, lui, devient cette boussole. Il aide à :

Sans cet accompagnement, même le talent le plus brut finit par s’effriter face à l’accumulation de la pression.

La préparation mentale n’est pas réservée aux sportifs

Voici l’erreur que beaucoup commettent : croire que seuls les athlètes ont besoin d’un mental d’acier.

Parlons d’Orelsan.

Sa tournée actuelle le mènera à enchaîner dix Zénith d’affilée pour la clôturer. Dix concerts dans des salles de 7000 places. Dix soirées où il doit livrer la même énergie, la même précision, la même connexion émotionnelle avec son public.

Les défis mentaux ? Exactement les mêmes qu’un tennisman en Grand Chelem :

L’usure de la répétition : comment rester authentique et passionné en interprétant les mêmes morceaux soir après soir ?

La gestion de l’énergie : doser ses ressources pour ne pas s’épuiser au troisième Zénith alors qu’il en reste sept.

La pression du direct : pas de filet de sécurité, pas de seconde prise. Chaque soir, 7000 personnes attendent la performance de leur vie.

L’isolement : les chambres d’hôtel, les trajets, la fatigue qui coupe des proches.

Le sommeil perturbé : difficile de dormir à 2h du matin quand l’adrénaline du concert circule encore.

Les musiciens en tournée intensive font face à une réalité brutale : leur instrument, c’est eux-mêmes. Leur voix, leur corps, leur présence scénique. Quand la tête flanche, tout s’effondre. Les notes sonnent faux. L’émotion ne passe plus. Le public le sent.

C’est exactement pour cette raison que de plus en plus d’artistes intègrent la préparation mentale et l’hypnose dans leur routine. Pas par faiblesse. Par intelligence professionnelle.

L’hypnose : l’outil secret des performers

L’hypnose thérapeutique est devenue l’alliée des champions pour une raison simple : elle agit là où la volonté consciente ne suffit plus.

Après dix jours de compétition ou six Zénith enchaînés, vous dire « allez, concentre-toi, dors bien, gère ton stress » ne fonctionne plus. Votre système nerveux est en surchauffe. Vos mécanismes habituels de régulation sont saturés.

L’hypnose permet de :

Le vrai luxe des champions ? Ne pas porter le poids seul

La grande leçon des champions qui durent, c’est celle-ci : ils ont compris qu’être accompagné n’est pas un aveu de faiblesse, c’est une stratégie de victoire.

Federer a son équipe. Djokovic consulte des spécialistes du mental depuis des années. Osaka parle ouvertement de sa thérapie. Et dans l’ombre, combien d’artistes en tournée travaillent avec des préparateurs mentaux pour tenir la distance ?

Se faire accompagner, c’est s’offrir :

Parce que la vraie performance, ce n’est pas de tenir coûte que coûte jusqu’à l’explosion. C’est de tenir intelligemment, durablement, en préservant son équilibre.

Le signal d’alarme à ne jamais ignorer : le sommeil

Si vous devez retenir un seul indicateur de votre état mental, c’est celui-là : comment dormez-vous ?

Un champion en bonne santé mentale dort. Un artiste équilibré récupère la nuit. Quand le sommeil se dégrade – difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, ruminations à 3h du matin, fatigue au réveil – c’est le premier signal que votre mental est en surchauffe.

Et sur les compétitions longues ou les tournées intenses, le sommeil devient l’ennemi numéro un. L’excitation des performances, la pression des enjeux, les décalages horaires, les environnements changeants… Tout conspire contre vos nuits.

C’est précisément là qu’un accompagnement spécialisé change tout. Parce que sans sommeil de qualité, il n’y a pas de récupération. Sans récupération, pas de performance durable.


Que vous soyez sur les courts de Roland-Garros, sur la scène du Zénith, en préparation d’un concours difficile ou face à un projet professionnel intense, la question n’est pas « suis-je assez fort mentalement ? »

La vraie question est : « ai-je les bons outils et le bon accompagnement pour tenir la distance ? »

Parce que les champions ne sont pas ceux qui ne tombent jamais. Ce sont ceux qui ont construit un filet de sécurité mental assez solide pour rebondir, encore et encore.


Annabelle Lauqué – Cabinet de préparation mentale et d’hypnose
Spécialiste de la performance et des troubles du sommeil

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