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Blog — Préparation mentale du sportif

"Ton nom n'est pas sur la liste." Et maintenant ?

Ce qu'une non-sélection ne dit pas de vous — et ce qu'il faut faire dans les 48 heures qui suivent.

Par Annabelle Lauqué, Préparatrice Mentale du Sport (PNP)

Il y a ce moment précis. Le regard qui descend la liste, ligne par ligne. Le prénom qu'on cherche et qui n'arrive pas. Ou pire : il est là, mais à côté d'un banc qu'on ne quittera pas de tout le match.

Ce moment-là, presque tous les jeunes sportifs le vivent un jour — foot, tennis, basket, hand, natation, athlétisme, peu importe. Et pourtant, personne ne l'explique. On apprend à gagner un point, à tenir un sprint, à encaisser un tacle. Personne n'apprend à un enfant de 11 ans, ni à son parent debout à côté de lui, quoi faire dans les dix minutes qui suivent une déception pareille.

Voici ce qui se joue vraiment à cet instant — et surtout, comment en sortir plus fort qu'avant.

Pourquoi ça fait aussi mal qu'une vraie perte

Ne pas être choisi(e) déclenche rarement une seule émotion. C'est un cocktail : colère contre l'entraîneur, honte à l'idée d'en parler aux copains, envie de tout arrêter, parfois dans la même heure. Ce n'est pas de la fragilité. C'est le signe que ce sport compte, vraiment.

Et ça touche plus profond qu'un simple classement. À cet âge, le sport, c'est souvent une part de qui l'on est, et le groupe où l'on se sent à sa place. Une non-sélection percute donc deux choses en même temps — la confiance sportive, et l'appartenance au groupe. C'est précisément pour ça que ça fait aussi mal qu'une vraie perte, même si, sur le papier, "ce n'est qu'un match".

Une non-sélection est une information sur un contexte précis, à un instant précis — jamais un verdict sur qui l'on est.

Ce qui se dit ce soir-là — et qui laisse des traces

Le pire n'est souvent pas la nouvelle elle-même. C'est ce qu'on se dit, ou ce qu'on entend, dans les heures qui suivent :

  • "Il fallait s'entraîner plus." — dit à chaud, ça ferme la discussion au lieu de l'ouvrir.
  • "Ce n'est pas grave." — ça efface une déception bien réelle, qui a le droit d'exister.
  • "De toute façon tu n'as jamais de chance." — un match devient une fatalité.

Ces phrases ne sont pas prononcées par méchanceté. Elles sortent parce qu'on ne sait pas quoi dire d'autre. Sauf qu'il existe autre chose à dire — et à se dire.

Si c'est toi qui n'as pas été retenu(e)

Ce que tu ressens là, maintenant, est normal. Ça ne prédit rien de ton niveau dans six mois. Le rebond ne commence pas par te comparer à celui ou celle qui a été pris(e) à ta place — il commence par un objectif précis, à toi, pour la suite.

Si c'est votre enfant

Le réflexe le plus utile n'est pas de contester l'entraîneur, ni de minimiser. Une phrase simple — "je vois que c'est dur, je suis là" — fait souvent plus que n'importe quelle explication sur pourquoi ce n'est "pas si grave".

Ce qui fait vraiment la différence, après

Léo, 13 ans, n'a pas été retenu pour le tournoi régional de son club, après trois saisons où il jouait systématiquement. Les premiers jours, il a voulu tout arrêter. Trois mois plus tard, il était de retour dans l'équipe — avec, selon son entraîneur, un niveau de jeu supérieur à celui d'avant la déception.

Ce qui a changé, entre les deux : pas le talent. La façon dont il a traversé ces trois mois.

Trois premiers pas, dès aujourd'hui

  • Un objectif de retour précis — "améliorer ma vitesse de replacement" plutôt que "être meilleur(e)".
  • Rester dans le groupe — encourager, s'entraîner à fond, même sans jouer.
  • Un retour constructif — demandé à froid, jamais à chaud le jour de l'annonce.

Ces trois leviers suffisent à amorcer le rebond. Mais l'histoire de Léo ne s'arrête pas là — et la partie la plus délicate, ce n'est pas le premier jour. C'est le dixième, quand la motivation retombe, que personne ne parle plus de "la fois où il n'a pas été pris", et qu'il faut pourtant continuer à s'entraîner comme si de rien n'était.

C'est exactement ce moment-là — le dixième jour, le vingtième — que la plupart des jeunes lâchent. Pas le premier soir. Et c'est précisément ce moment que ce guide a été écrit pour accompagner, semaine après semaine.

Pour tenir jusqu'au bout du rebond

Le Rebond

Comprendre ce que la non-sélection ne dit pas de vous, traverser les 48 premières heures, et surtout : un plan concret sur 21 jours pour ne pas lâcher au dixième. Tous sports, 10 à 17 ans — avec un mot dédié aux parents.

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Et si le rebond a besoin d'un accompagnement plus personnalisé ?

Certaines situations méritent un travail individualisé — quand la déception s'installe dans la durée, quand la confiance ne revient pas malgré les efforts, ou simplement quand un espace d'écoute extérieur à la famille et au club fait du bien.

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En cabinet au Centre Kiné Sport & Santé à Soustons (Landes), ou en téléconsultation partout en France.

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Annabelle Lauqué
Préparatrice Mentale du Sport (PNP) — Maître Praticienne en Hypnose Ericksonienne. Centre Kiné Sport & Santé, Soustons (40) · Téléconsultation partout en France.

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